Le Pensionnat de Mlle Géraldine T1 : Étiquette et espionnage de Gail Carriger

Editions : Orbit / Le Livre de Poche, Mai 2015, 386 page, 6,90€

Résumé 4ème de couverture : Angleterre, début du XIXème siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa mère : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres plutôt qu'apprendre les bonnes manières ! Mme Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady, ainsi l'inscrit-elle au Pensionnat de Mlle Géraldine qui s'attache au perfectionnement des jeunes dames de qualité. Très vite, Sophronia comprend que cette école ne correspond pas exactement à l'idée que sa mère s'en faisait. Certes, les jeunes filles y apprennent l'art de la danse, celui de se vêtir et l'étiquette, mais aussi celui de la diversion, de l'espionnage et de l'acte de donner la morte - tout cela de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. C'est une chose d'apprendre à faire une révérence comme il faut, c'est est une autre d'apprendre à la faire en lançant un couteau...


Mon Avis

J'avais tellement hâte de retrouver la plume de Gail Carriger. Cela fait maintenant plus de deux ans je crois que j'ai terminé le tome 5 des aventures d'Alexia Tarabotti (que je dois encore chroniquer d'ailleurs...), et les personnages et l'univers de Gail Carriger me manquaient vraiment beaucoup. Du coup, lorsque j'ai trouvé par hasard ce premier tome en occasion à Gibert Joseph, je n'ai pas hésité un seul instant et l'ai rapporté à la maison. Ce que je ne savais pas en revanche, c'est que j'allais mettre deux mois à le lire...



Un univers bien connu

L'histoire de Sophronia Temminnick se déroule bel et bien dans le même univers que celle d'Alexia Tarabotti. À la différence près qu'elle se passe 25 ans plutôt. Alexia n'a alors qu'un an et comme il fallait s'en douter, n'apparait absolument pas dans ce premier tome. Cependant, les fans de la première heure ne manqueront pas de relever la présence de personnages propres à l'histoire du Protectorat de l'ombrelle. Ce sont d'ailleurs de très jolis clins d'oeil, voire même beaucoup plus pour certains. Par exemple, l'une des nouvelles camarades de Sophronia n'est autre que Sidheag Maccon, la petite fille de Lord Maccon qui apparaitra à plusieurs reprises dans la saga d'Alexia Tarabotti. De la voire jeune femme ici, alors que nous avions rencontré une femme d'âge mûr dans la précédente saga est vraiment très intéressant. 

Au-delà de cela, nous retrouvons évidemment tout l'univers steampunk propre à l'époque à laquelle se déroule l'histoire. Les domestiques sont des machines, l'école se trouve sur un dirigeable et les bandits se déplacent sur des canots volants. J'ai vraiment adoré cet élément. Dans ce premier tome, il est très présent. Malheureusement, il éclipse tout le côté fantastique de l'univers. Si la saga du Protectorat de l'ombrelle faisait la part belle aux loups-garous et aux vampires, ici, ils sont vraiment en minorité et à peine exploités. J'ai été très surprises de voir à quel point les créatures magiques étaient absentes et l'ai vraiment regretté. Comme je l'ai dit précédemment, l'histoire est principalement axée sur la révolution industrielle, et de ce fait, délaisse considérablement le fantastique. En cela, j'ai été particulièrement déçue.


Des jeunes filles pleine de ressources

Heureusement, les personnages ne m'ont pas laissée de marbre. Sophronia est une jeune adolescente très farouche et franchement pas attirée par les mondanités et les privilèges qu'offre sa vie d'aristocrate. Mais le Pensionnat dans lequel va l'envoyer sa mère semble tout à fait correspondre à sa personnalité. Passé le moment de la surprise, Sophronia va rapidement s'adapter à son nouvel environnement. De plus, elle se fera rapidement des amies, mais également une ennemie farouche, Monique de Pelouse, une élève de dernière année, rétrogradée dans la classe de Sophronia pour avoir caché le prototype d'une machine exceptionnelle et qui refuse d'en donner la localisation aux professeurs. 

Sophronia va alors tout faire pour découvrir ce que sa pire ennemie prépare. Accompagnée de Dimity, sa nouvelle meilleure amie, la jeune femme va explorer le pensionnat et se lancer dans une mission d'espionnage à haut risque. Malheureusement, cette histoire de prototype m'a semblée quelque peu expédiée. Je crois que la fin a été beaucoup trop rapide. Beaucoup de questions n'ont pas trouvé de réponses. J'ai en effet trouvé que le livre était plus axé sur les cours du pensionnat et l'étiquette que sur l'intrigue en elle-même. J'aurais aimé avoir beaucoup plus de péripéties et de rebondissements.


En conclusion

Ce premier roman de la saga Le Pensionnant de Mlle Géraldine est très intéressant et se lit très vite. On y rencontre de nouveaux personnages et on en retrouve d'anciens, ceux qui faisaient déjà partis du Protectorat de l'ombrelle. Malheureusement, cette histoire semble vraiment délaissée le côté fantastique que j'avais temps aimé. De plus, je n'y ai pas retrouvé la touche d'humour qui m'avait totalement séduite dans la précédente saga. Mais les personnages sont attachants et le contexte de l'histoire très intéressant. C'est pourquoi je lirai la suite avec plaisir !


Le Pensionnat de Mlle Géraldine :
T1 : Étiquette et espionnage
T2 : Corsets et complots
T3 : Jupons et poisons
T4 : Artifices et arbalètes



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